SUSCITER LA COOPERATION

303908_360676360712183_760728795_nJ’ai assisté à une conférence très intéressante de Roseline Roy, « pour une relation adultes-enfants épanouies : Comment mieux communiquer ? » lundi 15 avril 2013.

Le sujet traité est au cœur de mon approche, et je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager quelques morceaux de choix.

Dans la relation avec nos enfants, le plus dur est de les écouter. Lorsque les enfants parlent, qu’ils veulent expliquer une situation qu’ils ont vécue, nous leur donnons bien souvent des conseils, nous leur posons des questions, nous leur faisons la morale, etc.

Les enfants ont tout simplement besoin d’être écoutés, que leurs sentiments soient nommés pour qu’ils puissent aller sentir ce qui se passe en eux.

Moins l’adulte parle, plus l’enfant peut sentir ce qui se passe en lui et trouver lui même ses solutions.

Voici quelques méthodes couramment utilisées par les adultes pour amener les enfants à coopérer:

BLAMER ET ACCUSER :

« Tu as encore laissé des traces de doigt sur la porte ? Pourquoi fais tu toujours ça ? Combien de fois faudra t’il te dire de te servir de la poignée de la porte ?

Si vous étiez l’enfant, comment vous sentiriez vous ?

LANCER DES INJURES :

  « Regarde ta façon de manger !  Tu es dégoûtant ! »

Si vous étiez l’enfant, comment vous sentiriez vous ?

MENACER :

« Si tu n’as pas fini de t’habiller avant que j’ai terminé de compter jusqu’à trois, je pars sans toi ! »

Si vous étiez l’enfant, comment vous sentiriez vous ?

DONNER DES ORDRES :

« Nettoies ta chambre immédiatement ! »

« Tu n’as pas encore sorti les poubelles ? Fais le tout de suite. Qu’attends tu ? Allez, grouille ! »

 Si vous étiez l’enfant, comment vous sentiriez vous ?

FAIRE DES COMPARAISONS :

« Pourquoi tu ne fais pas comme ton frère ? Son devoir est toujours terminé à l’avance ! »

Si vous étiez l’enfant, comment vous sentiriez vous ?

 

Vous savez maintenant comment l’enfant en vous, réagirait à ces remarques.

Cela donne des enfants soumis ou rebelles.

Pour susciter la coopération, Adéle Faber et Eliane Mazlish proposent différents moyens qui marchent en fonction de l’enfant :

DECRIVEZ CE QUE VOUS VOYEZ :

Au lieu de : « Tu es irresponsable ! Tu ouvres le robinet de la baignoire, tu oublies de le refermer, la salle de bain va être inondée ! »

Faites une description : « Jean, la baignoire est presque pleine. »

L’enfant peut se concentrer sur le problème, quand on lui décrit, tout simplement.

DECRIVEZ LE PROBLEME :

Au lieu de : « Raccroche tout de suite le téléphone ! »

Faites une description du problème : « Marie, j’ai un appel à faire maintenant »

En décrivant le problème, on donne la chance à l’enfant de trouver ce qu’il faut faire.

DONNER DES RENSEIGNEMENTS :

Au lieu de : « Qui a bu du lait et a laissé la bouteille sur la table ? »

Donner des renseignements : « Les enfants, le lait tourne, quand on le laisse hors du frigo. »

LE DIRE EN UN MOT :

Au lieu de : « Regarde, tu pars encore sans ton gouter. Tu oublierais ta tête si elle n’était pas vissée sur tes épaules. »

Dites le en un mot : « Julie, ton gouter. »

Les enfants détestent les discours, les sermons et les longues explications. Pour eux, plus le rappel est court, mieux c’est.

PARLER DE VOS SENTIMENTS :

Au lieu de : « Qu’est ce que tu veux dire : « je dois te reconduire ? Tu parles comme un enfant gâté ! »

Parlez de vos sentiments : « Je n’ai pas envie de me faire dire ce que je dois faire. Ce que j’aimerai entendre, c’est : « papa, je suis prête à partir. Peux tu me reconduire maintenant ? »

L’enfant peut coopérer avec quelqu’un qui exprime de l’irritation ou de la colère, pourvu qu’il ne se sente pas attaqué.

ECRIRE UNE NOTE :

Cette note a été écrite par un père fatigué de retirer les longs cheveux de sa fille du tuyau du lavabo :

« Au secours !

Les cheveux dans mon tuyau me rendent malade.

 GLOUP….

Ton évier bouché. »

Adèle Faber et Eliane Mazlish proposent, à première vue, des outils simples, qui peuvent même paraître simplistes. Le mieux c’est de les utiliser, de les mettre en pratique.

Roseline a également abordé le sujet de la résolution de problème et comment éviter la punition. Mais se sera le sujet d’un prochain article…

Haim Ginott disait :

« Quand un enfant se sent bien, il se comporte bien. »

Les exemples cités ci dessus sont tirés du livre « Parler pour que les enfants écoutent, Ecouter pour que les enfants parlent » de Adéle FABER et Eliane MAZLISH, aux éditions du phare.

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